Vendredi 25 décembre 2009 5 25 /12 /Déc /2009 19:19
P1100634Nous voici à Ste Lucie pour fêter Noël ! Le Père Noël et ses elfes sont bien au rendez-vous et les cocotiers sont décorés de guirlandes illuminées.
Ste Lucie est l'île située juste au sud de la Martinique et fait partie des fameuses îles sous le vent. Comme sur beaucoup d'îles des Caraïbes, la France et l'Angleterre ont livré ici des batailles sans merci pour la possession de ce bout de terre. L'île changea d'ailleurs 14 fois de mains pour finir par être une colonie britannique en 1814, jusqu'à l'indépendance acquise en 1979. Il en résulte que les habitants parlent de façon égale anglais et créole et comprennent assez bien le français. La plupart des lieux ont d'ailleurs des noms français et assez évocateurs comme par exemple Vieux Fort, Pointe Séraphine, Mon Repos, Paix-Bouche, Bois d'Orange, Gros îlets, Piton St Esprit...
Le centre de l'île consiste en un volcan, La Soufrière, dont on peut visiter le cratère. Paysage de fin du monde, avec des bouillonements de liquide noir et une odeur pestilentielle rappelant l'oeuf pourri (pour ceux qui connaissent, la même qu'à Yellowstone). Ce qui est rassurant, c'est que l'absence d'odeur est un des signes précurseurs d'éruption possible du volcan. La dernière a eu lieu il y a deux cents ans...
Le souffre ayant des vertus thérapeutiques (notamment contre l'arthrite), Louis XIV et Louis XVI ont fait construire ici des bassins pour les officiers de leurs troupes. L'Impératrice Joséphine est venue aussi s'y baigner. cascade-souffre.jpgNous avons suivi ses pas dans une eau à...42 °c. Délicieux.
Les dépôts de lave des éruptions passées ont créé deux pitons majestueux qui sont les symboles de l'île. P1100624.JPGA leurs pieds se succèdent des paysages magnifiques, des cascades et une forêt tropicale luxuriante où poussent des plantes extraordinaires. Ci-contre une photo assez piquante. P1100628.JPG
Bien sûr, la population, majoritairement catholique fête dignement Noël en allant prier et célébrer à l'église. Tout est prévu pour lutter contre la chaleur comme en témoignent les ventilateurs placés au dessus des ouailles. P1100622-copie-1.JPG
Voilà, sur ce, nous vous souhaitons encore un Joyeux Noël !
Sandra, Laurent, Clara, Solange et Hector
Par Sandra
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Lundi 21 décembre 2009 1 21 /12 /Déc /2009 01:40
P1100439.JPG 

Le club des cinq s'est reformé en Martinique. Que du bonheur. Joie, étreintes, rires, on vous laisse imaginer.

Le dépaysement n'a pas été trop fort car les routes de Martinique ressemblent à toutes les routes de France. Des villages qui cernent des clochers, des nationales trois voies parfaitement entretenues, des radars et des gendarmeries, des prés à vaches, des monuments aux morts, des Champion et des Leader Price, des joueurs de pétanque, des rues Jean-Jacques Rousseau et des paysages magnifiques.

La différence avec la métropole ne se fait que sur des détails : quelques degrés de plus (35°c), quelques flocons de moins, des palmiers plutôt que des platanes, moins de demis plus de ti'punch et surtout, surtout DES SOURIRES ! En deux jours nous avons croisés des gens pour la plupart charmants, causants, drôles. P1100442Ca chante dans les goguettes en bord de plage, on se salue avec chaleur, on blague. Et puis il y a cette curieuse manie qui consiste à d'abord te dire que ce que tu demandes n'est pas possible (un repas, une ballade en bateau, un coca, peu importe) puis après deux trois minutes de discussion à propos de tout et de rien, le problème est résolu sans même avoir à redemander.

Voici quelques photos dont au début de l'article une de Ste Luce, charmant petit village au sud de l'île, où l'on s'est gavé d'accras de morue en admirant le coucher de soleil. Le Diamant, le célèbre et très photogénique rocher qui émerge au large. Il fut un temps annexé par les anglais qui y avaient placé quelques canons dans le seul but de détourner, et donc de faire perdre un temps précieux, aux navires français qui ralliaient Fort de France. Heureusement, ils furent délogés après trois mois de siège grâce à un astucieux stratagème : de nombreux tonneaux de rhum furent mis à la mer dans la direction du rocher. Les soldats en place ne résistèrent pas à la tentation... et le rocher redevint français.P1100440P1100445.JPG

Et puis pour finir une photo de ce qui reste du domaine de la Pagerie où naquit Joséphine : quelques ruines de la Sucrerie. Il y a seulement 200 ans, 300 esclaves travaillaient encore ici.
Bises,
LaurentP1100444.JPG

 

Par Sandra
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 10:51

Nous ne sommes restés que quelques heures à Fort de France qui s'avère plutôt riche en terme d'architecture et d'histoire. Pour les plages, ça sera plus tard : nous aurons l'occasion de rester 6 jours en Martinique à la fin de ce voyage. Aujourd'hui, je vous propose une première approche du centre ville, de son architecture métallique 1900 et de ses célébrités : Aimé Césaire, Victor Schoelcher et l'impératrice Joséphine.

Un des premiers monuments que nous avons visité est la bibliothèque Schoelcher. Elle a d'abord été présentée à l'exposition universelle de 1889 à Paris, puis démontée et transportée par bateau à Fort de France. Cette photo prise par Hector permet de bien apprécier ses façades colorées et sa charpente métallique. Le tout est surmonté d'un dôme de verre.

Le souvenir de Victor Schoelcher, principal artisan de l'abolition de l'esclavage (le 27 avril 1848, décret signé par Lamartine), est très présent ici. Il y a notamment une belle statue de lui devant l'ancien Palais de Justice dont voici une photo. Elle représente notre héros accompagnant une enfant libérée de l'esclavage (les chaînes autour de son poignet sont brisées). Sachez en outre, amis Versaillais, que Schoelcher avait sa résidence principale dans les Yvelines, Cocorico.

Je termine ce petit compte rendu de la ville par l'hôtel de ville, bâtiment du tout début du siècle lui aussi (1901). Il y eut un temps un théâtre adjoint à ce bâtiment mais aujourd'hui la mairie accueille des expositions et des spectacles. La façade est ornée d'un gigantesque portrait d'Aimé Césaire, le grand poète local disparu l'an dernier.
Quelques vers accompagnent le portrait :
"Le dernier des derniers soleils tombe.
Où se couchera-t-il sinon en moi ?
A mesure que se mourait toute chose
Je me suis, je me suis élargi -comme le monde-
Et ma conscience plus large que la mer !
Dernier soleil.
J'éclate, je suis le feu, je suis la mer.
Le monde se défait. Mais je suis le monde." 

La dernière star locale, c'est Marie-Josèphe-Rose de Tascher de la Pagerie, née sur l'île aux trois-îlets et qui épousera en secondes noces Napoléon Bonaparte, ce qui fera d'elle l'Impératrice Joséphine en 1804. Plus tard elle s'installera à la Malmaison. Une statue d'elle a été décapitée en 1991, car elle est peu appréciée de certains qui lui reprochent sa réputation d'esclavagiste. Toute la différence entre les gens des Hauts de Seine et ceux des Yvelines...
JE PLAISANTE !!!
Sandra


Par Sandra
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 /12 /Déc /2009 09:48

Saint Barthélémy !


Eh oui, je laisse ce point d'exclamation pour cette petite île de 21 kilomètres carrés seulement mais qui a une réputation inversement proportionnée à sa taille.

 

Mais avant de vous embarquer avec moi sur cette île bien mignonne, voici deux ou trois choses à savoir : l'île a été découverte en 1493 par... Christophe Colomb évidemment, conquise par les français au 17ème siècle, puis vendue à la Suède à la fin du 18ème siècle. C'est d'ailleurs en l'honneur du roi de Suède Gustave II que sa capitale se nomme Gustavia. Elle est rétrocédée à la France à la fin du 19ème siècle et devient département d'outre-mer rattaché à la Guadeloupe en 1946.


Notre premier contact se fait avec le douanier portuaire qui examine nos passeports et nous sommes tout contents de reparler français. En revanche, il faut faire attention à ne plus dire trop de bêtises… Le port et le centre ville s'explorent facilement à pied et c'est même très agréable de flâner dans les rues bordées de cafés, restaurants et boutiques logés dans de petits maisonnettes blanches au toit orangé. Bref, nous sommes aux anges ! Et c'est extrêmement propre. Ce sera d'ailleurs le cas sur toute l'île où il n'y a aucun laisser aller de ce côté là.

Nous rentrons dans une supérette et nous poussons des cris de joie devant les produits bien franchouillards que nous avions un peu oubliés. Ah des danettes , ah du babybel ! Les enfants, venez-voir, il y a du saucisson !!!!!!

Pour explorer le reste de l'île, je comptais louer une petite golfette et je me dirige chez le loueur de voitures mais il ne reste « qu'une mini-décapotable ». Oh joie ! Je vais enfin pouvoir conduire une de ces petites voitures qui me plaisent tant !!!!! Cette journée commence très très bien. On va frimer comme des fous les cheveux au vent.

N'ayant pas un sens de l'orientation très développé, je me perds dès le début mais c'est un vrai bonheur car nous débarquons sur une plage déserte ou presque qui s'appelle « la plage des flamands ». Après quelques trempettes, nous repartons avec l'idée de trouver la Baie de Saint Jean. Nous prenons des transats à l'Eden Rock (un des hôtels où il est de bon ton d'être vu). Nous nous re-baignons dans cette magnifique mer turquoise en regardant les avions s'envoler bien près de nous sur une des pistes d'atterrissage les plus petites au monde. Il faut d'ailleurs un brevet spécial pour décoller ou atterrir ici… nous reprenons notre chemin qui fait le tour de l'île et nous passons par Lorient, Grand cul de sac, Anse Toiny. De ce côté ci de l'île (au sud est), le paysage se transforme : les belles plages de sable blanc font place à des falaises plus escarpées et la côte est bien plus sauvage. C'est juste magnifique.

Puis nous reprenons par Anse saline (où l'on exploitait autrefois le sel) et retour à Gustavia.

Il faut repartir mais je sens que je reviendrai bien plus longtemps la prochaine fois !

 

Nous serons demain en Martinique où j'ai suivi un tour historique de la ville qui m'a beaucoup plu.

Bisous.
Sandra

 

Par Sandra
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Mardi 1 décembre 2009 2 01 /12 /Déc /2009 19:12

 

Un peu d'histoire :

Chaque fois que nous avons débarqué sur une île, le début de son histoire commençait à peu près de la même manière : « cette île était peuplée par les indiens Arawaks avant d'être découverte par Christophe Colomb ».
Mais qui étaient les Arawaks ?

Et bien, voici leur histoire que j'ai joyeusement pompée à Wikipédia.

Les Arawaks (arahuacos en espagnol) sont des Amérindiens des Antilles issus de la forêt amazonienne. Le nom d'Arawaks qu'on leur a donné ne désigne pas un peuple en particulier mais une famille linguistique à laquelle se rattachent de nombreuses populations amérindiennes d'Amazonie dont les populations Kali'na ou Caraïbes.

À la fin du XVe siècle siècle, les Arawaks étaient dispersés en Amazonie, sur toutes les Grandes Antilles, aux Bahamas, en Floride et sur les contreforts des Andes.

Les plus connues des peuplades Arawaks sont les Taïnos qui vivaient principalement sur l'île d'Hispaniola, à Porto Rico et dans la partie orientale de Cuba. Ceux qui peuplaient les Bahamas s'appelaient les Lucayans.

Il s'agit de populations néolithiques pratiquant l'agriculture, la pêche et la cueillette, mais ils produisirent une céramique typique extrêmement décorée par la technique de l'adorno et les peintures blanches, noires, ocres. Les populations amérindiennes des Antilles ne connaissaient pas l'écriture.

Dans leur phase la plus récente (800-900 après J.C.) et aux Petites Antilles, les Arawaks se rattachent à la culture suazoïde, du nom du site éponyme vénézuélien de Suazeï. Ceux-ci ont été longtemps désignés sous l'appellation de caraïbe. Ces populations ne sont pas des populations radicalement différentes des populations saladoïdes.

On dit que les Arawaks avaient une doctrine bien particulière quant aux animaux qu'ils tuaient : ils s'excusaient et les remerciaient pour leur viande !



Contact avec les Européens et génocide

Les Arawaks sont les premiers Amérindiens à avoir eu un contact avec les Espagnols du XVe siècle, c’est-à-dire Christophe Colomb et son équipage. Le bateau de Colomb arrivait alors aux Bahamas, l'étrange gros navire attirait la curiosité des Amérindiens, qui, émerveillés, s'en allèrent à la nage à la rencontre des visiteurs. Quand Colomb et ses marins débarquèrent, armés de leurs épées, parlant leur étrange langage, les Arawaks leur apportèrent rapidement de la nourriture, de l'eau, des cadeaux. Plus tard Colomb écrira ceci : « Ils nous apportèrent des perroquets, des ballots de coton, des javelots et bien d'autres choses, qu'ils échangèrent contre des perles de verre et des grelots. Ils échangèrent de bon cœur tout ce qu'ils possédaient. Ils étaient bien bâtis, avec des corps harmonieux et des visages gracieux [...] Ils ne portent pas d'armes - et ne les connaissent d'ailleurs pas, car lorsque je leur ai montré une épée, ils la prirent par la lame et se coupèrent, par ignorance. Ils ne connaissent pas le fer. Leurs javelots sont faits de roseaux. Ils feraient de bons serviteurs. Avec cinquante hommes, on pourrait les asservir tous et leur faire faire tout ce que l'on veut. »Colomb, fasciné par ces gens si hospitaliers écrira plus tard : « Dès que j'arrivai aux Indes sur la première île que je rencontrai, je m'emparai par la force de quelques indigènes, afin qu'ils apprennent et puissent me donner des renseignements sur tout ce qu'on pouvait trouver dans ces régions. »

 

Sandra
Par Sandra
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  • : 16/10/2009
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